Activités du Spéléo-Club de Chablis

Quelques activités, parmi tant d'autres, du Spéléo-Club de Chablis.
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Prospection dans les bois de St-Moré et Voutenay

Article publié par B. BOUCHARD le jeudi 07 mai 2026.

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Nous nous retrouvons au parking du gouffre de Vosbille pour une après-midi de prospection. Il s'agit de parcourir des vallons déjà explorés. Mais personnellement, je me suis contenté du chemin en fond de vallée alors que les cartes Lidar montrent des affleurements rochers sur les hauteurs.
Nous entamons notre balade en recherchant le chemin au milieu de la végétation et de barbelés ! Puis nous remontons le coteau pour trouver les premiers affleurements rocheux. Nous remontons alors sur nos pas et fouinons dans les rochers et les cailloux et entre les arbres morts. Un peu casse-figure, mais ça passe.
Au détour d'un rocher, on tombe sur un joli petit porche. C'est une petite grotte où l'on rentre en se courbant. Même pas besoin de creuser ! Elle est courte, mais sympa. Au fond, il y a un peu de travail à faire si l'on veut espérer aller plus loin. A revoir !
Nous continuons notre prospection dans les rochers, mais sans rien découvrir de très intéressant. Au bout du vallon, nous partons à travers bois vers l'ouest. Le sentier indiqué sur la carte n'existe pas et nous nous frayons un chemin à travers les ronces. Puis nous remontons un autre chemin confortable pour voir quelques points bizarres de la carte Lidar. Il s'agit de sortes de carrières circulaires qui servent parfois de dépotoir.
Il est l'heure de rentrer. Après 3 heures de crapahut, nous arrivons aux voitures.

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Vosbille et prospections

Article publié par B. BOUCHARD le mercredi 06 mai 2026.
Lors de la coloration effectuée au gouffre de Vosbille, j'avais donné un petit coup d'œil au prolongement de la première salle, en face de l'entrée : une espèce de boyau, en partie comblée de pierrailles, me paraissait facile à élargir. De plus, le résultat de la coloration incite à revoir les prospections du secteur.
C'est donc lundi que je vais sur le plateau voir quelques dépressions mises en évidence par les images Lidar de l'IGN. Mais il ne s'agit que de petites cuvettes pas bien intéressantes.
Le jeudi, je pars au gouffre de Vosbille, armé de mes pelles et bien décidé à gratter. Comme imaginé, la désobstruction est très facile sur le premier mètre où les cailloux s'enlèvent très facilement. Le second mètre est un peu plus difficile avec des cailloux et une terre plus tassée. Le troisième mètre devient franchement galère, et j'ai l'impression de voir le bout de la galerie s'éloigner de plus en plus ! Malgré un petit courant d'air de plus en plus sensible au cours de la matinée, je finis par abandonner.
Je regarde dans les bois à proximité du gouffre et j'ai l'impression de n'avoir jamais fouiné dans ces rochers où des trous de blaireaux s'enfoncent dans des boyaux pierreux. J'y reviendrai.

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Canyons dans le Jura

Article publié par L. VALLEE le samedi 09 mai 2026.

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Jeudi soir, nous nous retrouvons tous les six au camping de Saint-Claude après une petite pluie passagère. On a failli être sept.
Le programme est vite établi : le canyon de PisseVieille le vendredi, celui de Grosdar le samedi, barbecue le samedi soir et dimanche, nous verrons bien !
Nous décollons le vendredi sous un ciel dégagé pour rejoindre le canyon de Pissevieille. Quarante-cinq minutes de marche d'approche nous attendent pour atteindre le début du canyon. Comme cela fait quasi deux mois qu'il n'a pas vraiment plu, le canyon est sec, archisec. Nous descendons donc des cascades sans eau, sur une roche couverte de mousse et parfois très glissante. Les rares vasques d'eau sont glacées. La plus belle descente doit faire près de soixante mètres.
Le lendemain, départ sous le soleil pour le canyon de Grosdar que nous ferons intégralement (partie amont et partie aval). Ici, il n'y a pas de marche d'approche, mais il faut mettre en place une navette de voitures. Cette fois, il y a de l'eau dans le canyon. La première partie est superbe avec une succession de grandes cascades arrosées. Elles sont larges, ce qui fait que tous les équipements permettent de descendre en longeant l'eau sans vraiment se mouiller. Quelques vasques sont rapidement traversées. La plus belle cascade fait, là encore, une soixante de mètres de hauteur.
Après avoir pique-niqué, nous attaquons la seconde partie, plus facile et plus ludique avec ces petits sauts dans des vasques. Mais parfois, il vaut mieux suivre un sentier que marcher dans le lit de la rivière guère intéressant. Nous dépassons trois autres groupes de jeunes. La dernière cascade fait une trentaine de mètres de hauteur.
Il reste à retourner aux voitures en suivant une piste bien marquée durant une vingtaine de minutes.
Le lendemain, nous nous réveillons sous un ciel couvert et pluvioteux et qui ne donne guère envie de se replonger dans un nouveau canyon. Geoffrey repart de bonne heure pour des raisons professionnelles ; Laurence retourne à Lyon ; Freddy, Bruno, Julius et Loïc partent vers les chutes du Hérisson pour les parcourir du haut vers le bas.
Nous retournons à Chablis pour ranger les équipements, puis Loïc et Julius repartent en Essonne.
Bon week-end ! Merci à Laurence pour l'organisation !

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Mines de fluorine dans le Morvan

Article publié par B. BOUCHARD le samedi 25 avril 2026.

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Grand soleil pour plusieurs jours ! Nous décidons de partir 2 jours dans le Morvan à la recherche des mines de fluorine qui ont été exploitées durant plus d'un siècle au nord d'Autun. Quelques heures passées sur Internet ont permis de délimiter notre première zone de prospection.
Nous arrivons en fin de matinée à Maine. Ça commence assez mal : la carrière que nous voulions voir est, aujourd'hui, occupée par un champ de panneaux photovoltaïques. Nous continuons plus loin, le long d'un chemin où les ronces cachent d'anciennes carrières d'extraction de fluorine. Dans l'une d'elle, se trouve un premier trou. Il faut s'équiper pour le descendre, mais, ne paraissant pas très prometteurs, nous laissons tomber.
Nous prolongeons notre petite excursion jusqu'à une mine, pointée comme grotte sur la carte IGN. C'est un petit couloir long d'une cinquantaine de mètres. Un petit filon de fluorine y a été suivi, mais il est assez pauvre..
Nous abandonnons le secteur pour partir vers La Petite Verrière où plusieurs filons importants ont fait l'objet de grosses extractions. Comme il est tard, nous cherchons un coin pour dormir au milieu des bois.
Réveil, petit déjeuner, rangement et nous voilà repartis vers deux nouvelles mines, également indiquées sur la carte IGN. Perdues dans des bois, au milieu des fourrés, il nous faudra tracer notre chemin à travers les ronces pour l'atteindre. Un premier couloir se visite dans trop de difficulté jusqu'à une petite vasque d'eau où il faut se mouiller les pieds. A quelques mètres de l'entrée de cette mine, une autre galerie plonge à 45° dans la colline. Nous la descendons avec précaution pour ne pas faire rouler de pierres sur celui ou celle qui est en dessous. A mi-parcours, une petite salle annexe est pleine d'eau. Devant nous, un ressaut arrête la progression : il semble aboutir dans une autre salle également pleine d'eau, où une galerie semble partir sur la droite. Sur notre gauche, une autre galerie glaiseuse et humide peut être encore suivie sur quelques dizaines de mètres. On y découvre le filon de fluorine qui a été exploité.
Retour vers la surface, prudemment dans la remontée. C'est l'heure du pique-nique.
Puis nous voilà repartis à la recherche de la mine suivante. Nous la trouvons un peu plus facilement. L'entrée est beaucoup plus vaste et le couloir qui s'offre à nous est plus grand, mais plus ébouleux. Dans un coin, nous suivons une courte paroi vert et violet du plus bel effet. De retour à la lumière, nous replongeons dans un nouveau couloir très pentu qui donne sur une nouvelle galerie jonchée de morceaux de fluorine au sol.
Retour au soleil pour souffler un peu, avant d'aller suivre une sorte de grosse faille bien visible sur la carte Lidar. Nous la trouvons facilement. Elle est entourée de barbelés. Nous la longeons durant 500 m environ en suivant un sentier mal marqué. La « faille » est une cassure large de quelques mètres plus ou moins régulière. On y voit des sortes de gros gouffres impossibles à approcher sans matériel. Dans la partie la plus au nord, nous arrivons à descendre assez près de l'un d'eux. Un gros courant d'air froid en sort, accompagné de brouillard. Si l'on ne savait pas qu'il s'agit de mines, on pourrait croire à de gros avens. C'est vraiment inattendu et impressionnant. Une pierre jetée tombe en en entrainant d'autres, donnant l'impression d'un gouffre profond de quelques dizaines de mètres.
En cherchant des informations sur ces gouffres, les forums Internet dissuadent les visiteurs d'y descendre en raison de très gros blocs en équilibre instable.
Il y a d'autres secteurs à découvrir : nous y retournerons donc.

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Prospection Bois d'Arcy

Article publié par B. BOUCHARD le mardi 21 avril 2026.

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Lundi, Laurent se rend dans les bois communaux de Bois d'Arcy pour voir des creux repérés sur la carte Lidar de l'IGN. Il s'agit de 2 dépressions dont il nous fait part par téléphone. Profitant du soleil, Frédérique et moi allons les visiter le mardi.
La première rencontrée est imposante avec sa vingtaine de mètres de diamètre et ses sept ou huit mètres de profondeur. Par endroit, la roche affleure et invite à y gratter un peu pour les courageux.
La seconde est moins importante et de forme moins régulière. Elle pourrait faire penser à une ancienne carrière, mais la roche en place ne présente pas de traces de travail humain. Il s'agit certainement d'un autre affaissement de terrain.
On rencontre de nombreux tas de pierres dans les bois, montrant une occupation ancienne du terrain. En bordure du chemin que nous avons suivi en partant de Lac Sauvin, on découvre un curieux abri enterré. Les chemins indiqués sur la carte IGN ont parfois totalement disparu. Nous avons traversé la forêt en plusieurs endroits, hors sentiers. La roche affleure fréquemment.
Les deux phénomènes karstiques observés sont bien isolés sur ce massif calcaire où aucune cavité n'est répertoriée.

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