Activités du Spéléo-Club de Chablis

Quelques activités, parmi tant d'autres, du Spéléo-Club de Chablis.
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Chalopin et La Borde

Article publié par B. BOUCHARD le dimanche 22 mars 2026.

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C'est à proximité des carrières de Chalopin que nous nous sommes fixé rendez-vous. Nous sommes 11 sur place, spéléo avec, pour certains, petites et grandes familles.
Nous nous dirigeons vers un puits bouché par un pneu. Nicolas et Thomas ont déjà eu l'occasion d'y descendre pour visiter une carrière souterraine quelques mètres plus bas. Mais le puits est en partie rebouché par des gravats et le but de cette sortie était d'évaluer le travail de désobstruction à faire.
Un gros pneu encombre l'entrée ; nous le dégageons et Jérôme s'équipe pour se glisser avec une pelle dans le trou étroit. Courageusement, il donne quelques coups de pelles, mais il y a du boulot pour dégager l'accès et descendre plus bas.
Au bout d'une heure et demie, nous quittons les lieux pour les carrières de La Borde. Nous les avions visitées il y a quelques années.
C'est l'occasion de les redécouvrir. Peu fréquentées, elles restent propres et peu taguées. On découvre le cadavre d'un mouton qui semble s'être perdu par là. Aucune chauve-souris n'occupe la carrière souterraine pourtant vaste et bien tranquille.
Après cette visite, nous allons voir une seconde carrière souterraine, plus petite, un peu au-dessus dans les bois.
A 18h30, nous quittons les lieux.

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Trou des trois blaireaux

Article publié par B. BOUCHARD le mercredi 18 mars 2026.

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Encore une belle après-midi : on convient avec Geoffrey de se retrouver au Val de la Nef pour prolonger la prospection entamée le week-end dernier, notamment pour remonter le «chemin de l'abîme» qui va vers l'autoroute.
Auparavant, nous cherchons le gouffre de la Vallée, que je n'avais pas pu repérer samedi dernier. Le chemin ayant fait l'objet de travaux d'élargissement, nous craignons qu'il n'ait été rebouché. Finalement, nous le trouvons au milieu des ronces. Une grille en protège toujours l'accès et, au travers des broussailles, on devine la clôture qui l'entourait. Le pointage nous indique que nous sommes à moins de 20 m des coordonnées indiquées dans Grottes et Gouffres de l'Yonne. Il n'y a donc rien à redire sur ce point.
Nous partons dans les bois, rejoindre le chemin de l'abîme et visitons plusieurs belles dolines sur les côtés. Au bout de 1500 m, nous distinguons une légère et large cuvette que nous allons visiter. De gros terriers de blaireaux en occupent une partie, mais, sur un autre côté, nous apercevons un petit trou de 20 cm de diamètre qui descend à la verticale. Verticalité confirmée par les pierres que nous jetons dedans. Nous y enfonçons très facilement un bâton long de 2 m. Après avoir sorti la pelle du sac, Geoffrey se met au travail pour élargir la cavité. La terre est relativement meuble, ce qui facilite la tâche. Au bout d'une heure, il s'avère que notre outil est insuffisant pour progresser.
Nous reviendrons.
Nous repartons pour notre prospection et nous visitons de belles et vastes dolines, mais sans autre fait marquant.
Retour aux voitures à 18h00, il est temps de rentrer.

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Autre journée prospection

Article publié par B. BOUCHARD le dimanche 15 mars 2026.

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Nouvelle journée de prospection. Je passe prendre Koko et Kiki à 13h45 et nous voilà partis vers Lucy-le-Bois.
Nous suivons une petite côte rocheuse dans un vallon en contrebas de la route qui conduit à Girolles, puis nous allons visiter la Côte Traine-Vin, sans plus de succès. Les affleurements sont là, mais il n'y a rien de plus à voir.
Nous partons alors pour Annay-la-Côte pour longer la côte au lieu dit Gallot (à l'ouest d'Annay). Il nous faut nous frayer un chemin au travers des arbres morts et des ronces. De nombreux terriers sont aperçus, mais rien de bien intéressant.
Puisque nous sommes dans le coin, nous décidons d'aller voir la grotte de la carrière située à la sortie Est d'Annay-la-Côte. Nous trouvons facilement le chemin qui s'en approche, mais c'est encore une forêt de ronces qui nous arrête. Nous apercevons les falaises derrière les arbres et cherchons à nous frayer un passage à travers la végétation. Finalement, nous atteignons la cavité. L'entrée est un peu craignos, mais la grotte (tectonique) se visite aisément. On y remarque pas mal d'araignées, mais, surtout, des fossiles d'ammonites.
La journée a été bien remplie et nous repartons pour Gurgy où nous arrivons vers 19h00.

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Congrès régional du CSR

Article publié par B. BOUCHARD le dimanche 22 mars 2026.

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Une partie des Chablisien avait fait le choix de partir le vendredi soir.
Pour ma part, j'ai fait une escale au local le vendredi soir et fait le trajet sous une pluie battante puis sous la neige le samedi matin.

Arrivés à Chatel de Joux, à 800 m d'altitude il y avait près de 30 cm de neige de tombé le matin et l'un des barnums du 21 s'était effondré dans la nuit suite au vent et au poids de la neige.

Après avoir salué les amis, j'assiste à la conférence "Antipodes" sur la dernière explo Centre Terre Mayang 2026 en Papouasie Nouvelle Guinée. 2 Burgocomtois y ayant participé.

En début d'après-midi, après une accalmie de neige, je constitue une petite équipe avec Marion du CAF21 et Gilles du GSD pour aller à la grotte de la Pontoise, retenue pour sa proximité du congrès (vu l'état des routes).

Belle cavité accessible via une échelle en place donc sans équipement et avec de beaux volumes.
Nous y passerons 1H30.

Le soir, après un apéro convivial, repas de gala.

Le lendemain, c'est l'AG à la quelle je participe pour représenter le 89, rien à signaler.

En début d'après-midi je m'eclipse pour une balade sur le plateau puis à la reculée de la Frasnée avant de prendre la route du retour.

Laurent et Sabine iront visiter également la Pointoise.

Environ 150 participants sur ce congrès avec pas mal de Belges en sus des Burgo Comptois et également des Savoyardes.

Loïc

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Journée prospection

Article publié par B. BOUCHARD le samedi 14 mars 2026.

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Le karst de Puisaye est moins étudié que celui du Pays d'Othe, qui a bénéficié, en son temps, des travaux de Max Le Couppey de la Forest, ingénieur des eaux de la Ville de Paris. Pourtant, on y trouve quelques sites intéressants, à commencer par Puits Bouillant, puis la rivière souterraine des Usages ou la source du Moulin-Blanc.
C'est après avoir regardé les cartes Lidar sur le Géoportail que je décide de partir en direction des Usages.
Je commence par aller voir une petite doline située environ 1500 m au nord de la rivière souterraine, dans le Bois Carré. Elle se trouve facilement, mais à cette saison, elle est pleine d'eau : un petit ru et 2 fossés d'eaux pluviales viennent se perdre ici. Il faudra y revenir en période plus sèche pour en voir la profondeur.
Direction les Petits Usages, où s'ouvre la rivière souterraine, pour voir la vaste dépression que l'on trouve 300 m à l'ouest de la ferme. Nous l'avions déjà visitée il y a 2 ans. Rien de plus à voir : il n'a pas assez plu pour que les ruisseaux qui se perdent ici atteignent le creux le plus profond.
Ensuite, je cherche à atteindre une autre dépression, située 100 m au nord de la ferme et bien visible sur les cartes Lidar. Après avoir un peu tourné pour trouver un accès non grillagé, je finis par longer un champ de colza jusqu'à la dépression. Elle ressemble à une très grosse doline, profonde de 4 à 5 m et aux pentes abruptes. Je descends voir le fond à travers les ronces et, après une bonne chute, je finis par l'atteindre. De gros blocs de béton encombrent le fond et on voit un peu l'espace dessous. Difficile de savoir si la terre a été naturellement sapée par des infiltrations d'eau sous les blocs ou si ceux-ci sont venus boucher un trou déjà existant.
Ces visites permettent surtout d'avoir une meilleure idée de l'hydrologie de cette zone, car il n'y a que très peu d'espoir d'y découvrir quelque chose en creusant.
Dans l'après-midi, je file vers la forêt du Val de la Nef voir quelques dolines à travers bois. Plus de 10 km de parcours pour visiter tous ces phénomènes dot certains sont plus spectaculaires que ceux que l'on rencontre en forêt d'Hervau. Mais rien de spécial non plus à découvrir, si ce n'est peut-être un terrier en flanc d'une doline.
Retour à la maison sous la grêle.

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Rencontre avec M. Moglia

Article publié par B. BOUCHARD le dimanche 22 mars 2026.

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Nous avons été contactés par M. Moglia, qui expérimente actuellement la mise en vibration de plusieurs gongs de sa propre fabrication grâce à un procédé électro-acoustique. Ce procédé permet de faire résonner les instruments de manière innovante, offrant ainsi une expérience sonore particulière.
Lors de notre visite chez lui, nous avons découvert la grange où il entrepose l'ensemble de son matériel, comprenant notamment un orgue à feu et plusieurs gongs. Bien que les équipements soient volumineux, ils restent relativement légers à déplacer. La partie électronique inclut un échantillonneur de sons (un sampler), des câbles et des batteries, tous nécessaires au fonctionnement des installations et devant être transportés pour les différentes expérimentations.
Les possibilités pour l'installation sont limitées. Parmi les options envisagées, une carrière souterraine a été évoquée, mais M. Moglia souhaite éviter les lieux qui pourraient paraître artificiels ou non naturels. La grotte touristique d'Arcy-sur-Cure est envisagé. Une autre option serait d'aller dans une autre cavité située hors du département de l'Yonne
Nous avons repéré une petite grotte en Côte d'Or, que nous prévoyons de visiter le lendemain afin d'évaluer son potentiel pour l'installation.
L'accueil chez M. Moglia a été particulièrement chaleureux, et le contact s'est révélé très agréable. A l'issue de cette rencontre, il a été décidé d'emmener la compagne de M. Moglia, céramiste de profession, à Puits Bouillant.

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Prospection Theil sur Vanne et Vaudevanne

Article publié par B. BOUCHARD le jeudi 19 mars 2026.

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Cette fin février ressemble à un beau printemps, et ce serait dommage de rester enfermé. Il y a 2 jours, nous étions dans la région de Courson où nous avons visité une magnifique carrière extérieure perdue au milieu des bois.
Aujourd'hui, la température va grimper au moins à 20°. Geoffery débarque à la maison à 10h00. Le temps de regarder sur les cartes le petit périple que nous allons faire, les casse-croûtes étant prêts, nous voilà partis.
Première étape Vaudevanne. Le souterrain nous résiste toujours. Nous allons à nouveau jeter un œil sur un effondrement qui s'est produit il y a une bonne vingtaine d'années, très certainement au-dessus des anciennes galeries. Geoffrey estime qu'avec un mini tractopelle, on pourrait creuser facilement. A voir avec le propriétaire du terrain.
Nous remontons un long chemin rectiligne filant vers l'ouest pour voir quelques dolines repérées grâce aux cartes LIDAR de l'IGN. Certaines ont belle allure, mais rien de bien probant sans de grosses désobstructions.
Retour à la voiture pour trouver un joli coin pique-nique. On s'arrête sur un chemin qui conduit vers l'effondrement de Chailley (référence «Grottes et Gouffres de l'Yonne»). Après le casse-croute, nous nous y rendons pour découvrir un grand étang au milieu de la forêt. Il parait que parfois il se vide complètement.
Nous repartons pour notre objectif de la journée : Maurepas, sur la commune des Bordes. L'inventaire, «Grottes et Gouffres de l'Yonne», fait référence à la source des rayons : un puits fermé par une plaque en bord de lisière de bois ; profond de 11 m, il débouche sur une galerie artificielle longue de 70 m. Reste à le retrouver.
En passant, petite pause à la Roche au Diable, puis un petit détour par une petite source sans intérêt, et nous voilà à la recherche du puits. On suit le chemin, on se faufile dans les ronces sans rien trouver si ce n'est une jolie petite carrière souterraine. Au retour, nous fouinons encore et repérons un talus en bord de chemin. En s'approchant et en donnant un coup de pied au sol, le son métallique qui en ressort ne trompe pas : nous avons trouvé.
La plaque est très lourde à manœuvrer, mais nous avons des outils. Le puits entrouvert nous laisse voir de l'eau au fond. Nous installons une corde (il n'y a pas les échelons décrits dans l'inventaire de l'Yonne) et Geoffery est le premier à descendre. Il se retrouve avec de l'eau au-dessus de la ceinture. Frédérique le suit, puis nous nous lançons dans l'exploration de cette belle galerie parfois haute de 3 ou 4 m. L'eau est de plus en plus profonde - on se mouille jusqu'à la poitrine - et le plafond de plus en plus bas. Pour ne pas mouiller le téléphone, habituellement dans la poche de poitrine de la combinaison, je le tiens entre les dents. Finalement, nous nous arrêtons au bas d'un deuxième puits, cette fois avec des échelons : c'est celui décrit dans l'inventaire. Nous faisons demi-tour.
Après etre ressorti, nous recouvrons la plaque métallique avec des feulles et branchages pour la rendre aussi discrète que lorsque nous l'avons trouvé.
Sur le chemin du retour, nous repérons une nouvelle plaque. Il s'agit d'un 3e puits qui, d'après la description, donnerait sur l'extrême aval de la galerie.
Nous y retournerons en période moins humide et en profiterons pour faire la topographie de ce couloir. Ce n'est pas une grande découverte spéléo, c'est une redécouverte d'un lieu que nous avions un peu négligé durant plus de 40 ans, et c'est une galerie bien sympathique à visiter.

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